vendredi 5 février 2016

Chronique Jedi II : Rencontre avec Obi Wan Kenobi

Mes petits gloutons, cette semaine je suis un peu nostalgique, la présence rassurante d'Obi Wan me manque un peu parfois. Comme je frôle la dépression nerveuse à chaque jour nouveau qui passe durant cette année de master, j'ai décidé de me replonger avec vous dans un souvenir pas si lointain que ça : mes derniers mois de licence. J'avais environ huit mois de moins qu'aujourd'hui...

Je me souviens que lorsque je n'étais qu'un petit bébé asticot de troisième année, le choix de mon jedi et de mon mémoire me préoccupait beaucoup. Mes camarades étaient tous fébriles à l'idée de trouver le meilleur des maître. Mais attention, pas le plus intelligent ou le plus intéressant d'entre eux (faut pas déconner non plus, c'est pas comme-ci on était dans un lieu de savoir...), non, ils voulaient celui qui avaient « des contacts », « un bon réseau », « un long carnet d'adresse ». Pour faire simple, chacun cherchait la facilité s'imaginant que tout n'était que piston. Bien entendu, j'étais tout aussi perdue. Mais j'ai préféré ne pas me tourner vers les jedi aux bras longs, mais vers celui que j'estimais grand d'esprit. 

L'école des Jedi par Raphakin

Ce savant fou à la grande carcasse et plein de sagesse, cet Obi Wan, avait quelque chose de rassurant. La première fois que je suis entrée dans son bureau, les jambes tremblantes et la gorge nouée, il s'était perdu dans cette pièce bourrée de livres et de paperasse... A peine visible derrière ces multiples articles, copies d'élèves et autres écrits scientifiques, il m'invite à m'asseoir en me désignant une chaise dans un coin de la pièce. Sur le siège : des livres oubliés et sa cape de jedi posée négligemment. Gênée, je pousse du bout des doigts la sacro-sainte cape et m'installe sur un coin de chaise. Je me sens si petite, perdue entre deux bibliothèques prêtent à déborder de connaissances, moi qui ne sais rien, en face du maître qui en sait tant. « J'espère que je ne vous mets pas trop mal à l'aise... », à ce moment là, je dois ressembler à une belle écrevisse géante dégoulinant de sueur (sexy!). « Parce qu'il n'y a pas de quoi l'être. Je suis là pour vous aider.. enfin, vous accompagner pour écrire votre travail de mémoire voilà tout. Alors dites moi, sur quoi voulez-vous travailler au juste ? Cela doit venir de vous. » Je balbutie quelques mots incompréhensibles, ma voix tremble, j'ai chaud puis froid puis de nouveau chaud et finalement je ne sais plus ce que je dis. Son regard est bienveillant, un sourire se dessine sur son visage. Il doit avoir l'habitude. Pour détendre l'atmosphère, il lance une vanne d'intello. Je ris comme un véritable chameau, toi-même tu connais ce gloussement niais d'adolescente qui te suis partout dans tes moments gênants. Ma langue se délie enfin et j’ânonne « Grèce ancienne... sanctuaires...Végétaux. ». Mon idée me semble tellement farfelue, j'ai l'impression d'être une grosse gourde. Il me toise un instant, il fronce les sourcils et réfléchit longtemps. Enfin, son regard s'illumine : « Vous êtes au bon endroit ! ». Après avoir discuté de quelques modalités, il est temps de partir. Avant de passer la porte, j'ose à mon tour une petite blague. Il rit comme un chameau. J'ai trouvé mon maître.
MENESTR'ELLE

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Comme toujours cet article t'as passionné et tu meurs d'envie de me donner ton avis, je t'en pris, lâche-moi un com'!